LUIGI AQUILINA, né en 1817

Né à Malte en 1817, arrière-grand-père de notre ami Jeannot Aquilina, Luigi Aquilina est le premier Européen à s’établir à La Calle, en 1836, juste après l’entrée triomphale de Berthier de Sauvigny à la tête de sa petite troupe de quarante cavaliers.

1948 :
M. le Ministre de la Guerre lui accordait une médaille d’or pour avoir sauvé deux marins de la balancelle de l’État la « Tafna » qui ne pouvait rallier le port.

Octobre 1851 :
Un témoignage officiel de satisfaction lui était adressé par M. le Ministre de la Marine pour avoir secouru le navire « l’Albatros »

Mars 1854 :
Le bateau français « la Caroline » chavirait à l’entrée du port. M. Luigi Aquilina sauvait d’une mort certaine le préposé des douanes Guelfuci et, avec l’aide de vingt-quatre matelots corailleurs des deux bateaux qu’il avait armés pour la pêche, il relevait la « Caroline » chavirée et la sauvait en la tirant sur la plage.

26 mai 1858 :
Parti dans un chaloupe avec sept hommes dévoués pour monter à bord du bâtiment de l’État, le Boberach, il a contribué à le dégager des deux autres bricks, le « Sahel » et la « Persévérance » et, au moment où le Boberach s’échouait sur la plage, il sauva un jeune mousse du bord. Sachant que le commandant Bertrand ne savait pas nager, il ne l’a quitté qu’au moment où il abandonnait le dernier son bâtiment, s’est saisi de lui, l’a soulevé au milieu des vagues et quand il a pu prendre pied, l’a porté sur ses épaules. Cet acte de dévouement et d’énergie est d’autant plus méritoire que M. Luigi Aquilina était épuisé par tous les travaux de force auxquels il avait concouru depuis le matin de ce jour.

Tous ces actes de bravoure ont été consignés dans la lettre du Commissaire Civil de La Calle, M. Franz Lienhard, le 5 juin 1858.

M. Luigi Aquilina reçut la Croix de la Légion d’Honneur.

 

THOMAS LENCIO (1513/1568)

Véritable fondateur du Bastion de France.

Si Sanson Napollon fut le héros corse du Bastion, seul administrateur mort au combat pour la France, son véritable fondateur est Thomas Lencio (ou Linci), issu d’une famille d’armateurs entreprenants originaires de Morsiglia dans le Cap Corse.

Ce personnage, surnommé Thomas Lenches, est lui aussi né à Morsiglia, dans le « Capo-Corso », en l’île de Corsèque, de la Seigneurie de Gênes disent ses lettres de naturalisation.

Mais la date de sa naissance n’est pas connue : on peut la fixer vers 1513. Sa mère s’appelait Gentileta de Porrata ; il eut deux frères : Antoine et Visconte, tous deux ayant eu un lien avec le Bastion de France. Thomas vint habiter Marseille vers 1533 puis s’y maria en 1541 avec Hugona Napollon. En 1545, il acheta aux enchères, pour le prix de 820 écus d’or, une grande maison confisquée par le Roi à Etienne Bonifazi qui avait été convaincu d’hérésie.

Cette maison, placée au cœur du vieux Marseille, donnait d’un côté sur la Grand-Rue et, de l’autre, sur la rue du Port tout près de l’Hôtel de Ville. C’est vers 1550 que Thomas Lencio obtint du Dey d’Alger congé et permission de pêcher le corail en Barbarie et s’associa avec Peyron Bausset et Jehan Tibaud, marchands de Marseille.

En juillet 1553, il obtint du roi Henri II ses lettres de naturalisation et un mois après, le 17 août 1553, des lettres patentes autorisant Thomas Lencio et sa compagnie à porter en Barbarie, pour la pêche du corail, « robes de contrebande prohibées et défendues ». Avec l’aide du Marseillais Didier Carlin, son bailleur de fonds, il va donc être l’artisan d’un traité entre le roi de France et le Dey d’Alger, par lequel il obtient la concession de la pêche au corail sur le site de La Calle du Massacarès.

En 1560, ce traité étant confirmé par le roi Charles IX et le Sultan Soliman III, Thomas Lenches commence par édifier un établissement non fortifié, dans une baie à 10 km à l’Ouest de La Calle (ou plutôt Massacarès à l’époque) : c’est le « Bastion de France ».

Tout d’abord constitué d’un bâtiment servant d’abri et d’entrepôt, il va s’étendre et s’enrichir d’une église (dédiée à Ste Catherine), d’un fortin, d’une tour et d’autres entrepôts. Dans le même temps, le havre de Massacarès est aussi occupé par la Compagnie française afin que ses navires puissent y trouver un abri. A cette époque, il ne reste dans cette ancienne ville, qu’un douar de Maures habitant sous la tente, et une mosquée où les Indigènes viennent faire leurs prières. Et comme cet Oratoire passait pour être l’un des plus anciens de la côte du Maghreb, on y enterrait des Maures amenés d’une distance de 40 lieues.

Cet établissement français, ainsi composé du Bastion de France et de Massacarès, concentre autour de lui toute la communauté européenne qui, avec le temps, s’étale sur toute la côte jusqu’à Bône. L’opulence de la région se manifeste très vite grâce au corail et aux redevances payées d’avance par les Chrétiens. La Compagnie avait le droit d’équiper tous les bateaux qui lui étaient nécessaires et d’armer une ou deux frégates.

Le Roi promettait toute sa protection aux pêcheurs, facteurs, entremetteurs et négociateurs de la Compagnie. « La nostra Compagnia della pesca de coralli a Buona », comme l’appelle Thomas Lencio, comporte vingt-cinq parts, ou carats : Lencio possède six carats, les dix autres associés ont des parts qui varient d’une demi-carat jusqu’à quatre carats. Lencio n’est pas le seul maître de l’Administration : il doit tout communiquer aux autres superintendants ; il reçoit une rétribution de 300 livres par an. Le Bastion de France était fondé. Lencio ne résidait pas constamment au Bastion et semble avoir habité le plus souvent à Marseille.

En 1564, lorsque le roi Charles IX institua un poste de Consul de la nation française en Barbarie et voulut nommer à ce poste le Marseillais Bertolle, Thomas Lencio prit la parole dans l’assemblée municipale et combattit vigoureusement cette proposition. L’office fut aboli. En 1565, il devint second consul de Marseille et, le 29 juillet de cette même année, il maria sa fille Désirée à Jean-Baptiste Forbin, sieur de la Motte.

Il mourut en 1568 et c’est son frère cadet, Antoine Lencio, alors qu’il résidait à La Calle puis à Bône, qui fut appelé à prendre la succession de la direction de la Compagnie. En 1568, les rivalités et les craintes ressenties par les Arabes qui voyaient d’un mauvais œil l’installation de la Compagnie Lenches, conduisirent à la destruction du Bastion de France. Cependant, ce dernier fut reconstruit l’année suivante grâce à la ténacité de la famille Lenci.

 

 

LAMIA Georges

C'est au R.C.L.C, dans l'équipe JUNIOR qu'il a débuté dans le football comme avant centre.

Ses premiers débuts de goal, il le doit à son frère Léo, retenu par le service militaire, et c'est au cours du math contre l'E.V.K. (LE KOUIF) que Georges fit découvrir ses talents dans ce poste.

Le Racing sortit victorieux de cette rencontre par 1 but à zéro.

Il dut quitter La Calle pour effectuer son service militaire à Bône. Dans cette ville, une équipe pratiquait le foot à un niveau plus élevé, c'était le J.B.A.C.

En 1954 ses dirigeants l'ayant sollicité, Georges, signa une licence au club et fut sélectionné contre l'O.M. et le stade de Reims.

En 1956, il quitta Bône et La Calle pour rejoindre ses beaux-parents à Nice ( M et Mme PAOLI )

Il fit son entrée à l'O.G.C Nice en signant une licence amateur pour la saison 1956-1957 et un an plus tard, c'est à dire 1957- 1958 il signa sa première licence professionnelle pour remplacer le gardien de but COLONNA qui partait pour le stade de Reims. Il a marqué la vie sportive de notre village et nous nous devions d'en dresser un bilan-souvenir pour tous nos amis Callois.

 

LAMIA Georges

Né le 14 mars 1933

Lieu de naissance : Calle (Algérie)

Poste occupé : gardien

Nombre de sélections en A : 7

Nombre de buts marqués : 0 Palmarès

• Champion de France (1959) avec l'OGC Nice

• Vainqueur de la Coupe de France (1965) avec le Stade Rennais Clubs successifs OGC Nice (1957-1963) Stade Rennais Matchs joués par compétition

• Matchs Championnat d'Europe= 1

• Matchs Coupe Intercontinentale = 0

• Matchs Coupe du Monde = 0

• Matchs Amicaux = 4

• Matchs Qualification Coupe du Monde = 0

• Matchs Qualification Championnat d'Europe = 2

• Matchs Coupe des Confédérations = 0

Liste des matchs joués

1) 11 novembre 1959 - FRANCE 5-3 PORTUGAL Amical 62'

2) 13 décembre 1959 - FRANCE 5-2 AUTRICHE

Qualification Championnat d'Europe

3) 28 février 1960 - BELGIQUE 1-0 FRANCE Amical

4) 16 mars 1960 - FRANCE 6-0 CHILI Amical

5) 27 mars 1960 - AUTRICHE 2-4 FRANCE Qualification Championnat d'Europe

6) 06 juillet 1960 - FRANCE 4-5 YOUGOSLAVIE Championnat d'Europe

7) 24 octobre 1962 - R. F. ALLEMAGNE 2-2 FRANCE Amical

 

 

Le Commandant Rosario PISANI

 

Né à La Calle le 5 novembre 1880, décédé à Fez (Maroc) le 21 février 1951, il a été inhumé à La Calle, selon sa volonté, dans sa propriété située sur le« Chemin des Crêtes ».
Officier de la Légion d’Honneur en décembre 1918, Commandeur en 1927, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, T.O.E. Military Cross et D.S.O.
Il a brillamment honoré son pays natal en accomplissant des services militaires exceptionnels en Tunisie, au Maroc, en Égypte, en Syrie, en Arabie et en Algérie. Engagé volontaire en 1901 en Tunisie au 3ème bataillon d’artillerie à pied, il a conquis ses galons d’adjudant à 30 ans. Sa connaissance approfondie de plusieurs dialectes musulmans, lui a valu d’être surnommé le « Caïd Pisani », tant sa popularité était grande dans le monde islamique.

En mai 1912, à 32 ans, il gagne ses galons de sous-lieutenant, sans passer par les écoles. C’est durant les émeutes de Fez, au Maroc, qu’il a été promu officier des tabors du Sultan S.M. Moulay Hafid, à la suite d’une action personnelle, tenant tête aux rebelles et sauvant la vie de plusieurs Français.

Durant la guerre mondiale, il fait partie de la mission militaire française d’Égypte du colonel Brémont. Il fait campagne contre les Turcs en 1971 aux côtés du célèbre colonel anglais T.E. Lawrence d’Arabie. En 1919, il participe à la conférence de paix à Paris et à Londres, et est désigné pour accompagner l’Émir Fayçal D’Arabie.
Revenu au Maroc, il prend part à la campagne du Rif comme officier des Affaires indigènes, puis occupe un poste des A.I. dans le Sud Algérien, avant de prendre le commandement du parc d’artillerie à Constantine.
Il prend sa retraite comme Chef de bataillon et se retire à Fez. Durant sa carrière, il a échappé cinq fois à la mort, mais une grave maladie devait l’emporter en 1951. Pendant ses congés, il aimait se retrouver dans sa maison du Cours Barris à La Calle, où il participait activement à la vie locale, se dévouant sans compter pour ses compatriotes.
Dans son numéro 124 d’août 1993, la revue de la Société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur intitulée « La Cohorte » a rendu un hommage solennel au Commandant Rosario Pisani. En août 1990, au lendemain de l’invasion du Koweit, l’hebdomadaire « US news & world report » publia une remarquable photo historique : sur les marches du château de Versailles en 1919, l’Émir hachémite Fayçal ibn Hussein posant à la tête de sa délégation arabe à la conférence de paix.

L’image faisait choc, mais la légende était incomplète : en effet, si seuls Fayçal et Lawrence d’Arabie étaient nommés, on pouvait reconnaître, parmi les autres personnes présentes, un capitaine à grande barbe noire en tenue française avec le croissant des tirailleurs sur le képi. C’était le capitaine Rosario Pisani.

 

FRANCIS BORELLI

Le dimanche 14 septembre 2008, à l’occasion du match Paris SG - FC Nantes (5e journée de Ligue 1), la tribune présidentielle du Parc des Princes a été officiellement rebaptisée « Tribune présidentielle Francis Borelli », en hommage à l’ancien président du PSG, décédé en octobre dernier. Cet honneur fait à « l’homme à la sacoche » illustre l’importance de son oeuvre pour le football à Paris.

Mais qui était Francis BORELLI ?

Fils d'un gardien de phare, Francis Borelli naît à La Calle, en Algérie, le 8 Avril 1932.

Son père est ensuite muté à Mahdia en Tunisie. Il devient alors le joueur vedette du club de football de la Patriote de Sousse. Cadet, il joue surclassé en junior, puis junior, il joue surclassé en senior.

Francis Borelli effectue son service militaire en région parisienne et joue avec l'équipe réserve du Red-Star.

Démobilisé, il décide de rester à Paris où il fait toutes sortes de petits métiers. Il se décourage et rentre en Tunisie au moment où la guerre éclate. Remobilisé, il effectue son temps en jouant à nouveau pour la Patriote de Sousse.

Une fois démobilisé, il devient intendant à la Compagnie des pétroles de Tunisie tout en poursuivant sa carrière sportive pour la Patriote.

Francis Borelli revient alors en France métropolitaine et décroche un contrat avec l'équipe réserve de l'AS Cannes.

Conscient qu'il ne sera jamais un très grand joueur, il préfère quitter le club et rejoindre Paris où il fait, une fois encore, des petits boulots.

Dans la capitale, il rencontre Henri Sidélio qui l'introduit dans le monde de l'édition. Borelli monte sa propre maison d'édition spécialisée dans les plaquettes et les annuaires. Il s'appuie sur sa faconde naturelle pour faire prospérer son entreprise et évoluer sa vie professionnelle.

Il rejoint le fameux "gang des chemises roses ", qui comprend le couturier Daniel Hechter ainsi que Jean-Paul Belmondo, Charles Gérard, Charles Talar, Alain Cayzac ou encore Bernard Brochand.

En juin 1973, le "gang" reprend le club qui vient d'être promu en Division 2.

Le 6 janvier 1978, suite au scandale de la double billetterie du PSG, Daniel Hechter est démis de son poste de président par la FFF et le 9 janvier, Francis Borelli est élu président par le comité du club.

Au cours de ses treize années à la tête du PSG, le club parisien remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France (1982 et 1983) et un titre de champion de France (1986).

L'image de Borelli embrassant la pelouse du Parc des Princes après l'égalisation de Dominique Rocheteau dans les ultimes secondes de la finale de la Coupe de France 1982 (le PSG, l'emportera aux tirs-aux-buts), reste dans toutes les mémoires.

Durant la seconde moitié des années 1980, Francis Borelli résiste aux attaques du Matra Racing de Jean-Luc Lagardère dont la priorité est de devenir le club leader à Paris.

Lagardère jette finalement l'éponge en 1990. Le PSG a certes conservé son leadership dans la capitale, mais pour faire face à la concurrence nationale de clubs comme Marseille ou Bordeaux, le club a un besoin urgent de moyens financiers pour couvrir ses dettes et investir.

Francis Borelli passe ainsi la main à Canal+ en mai 1991.
Par la suite, il devient président de l'AS Cannes, où il reste en poste de 1992 à 1996.

Il assiste notamment à l'éclosion de deux jeunes joueurs formés au club, Zinedine Zidane et Patrick Viera.
Francis Borelli est décédé dans l'Essonne le 2 octobre 2007 des suites d'une longue maladie.

Deux minutes de silence sont observées au Parc des Princes à l'occasion du match PSG-Rennes le 6 octobre 2007.

Afin de lui rendre hommage, la tribune présidentielle du Parc des princes est rebaptisée Tribune Présidentielle-Francis Borelli à partir de la saison 2008-2009.

Citations

"Le but de Rocheteau, c'est le moment le plus intense de ma vie.

Je n'y croyais plus. C'était cuit, pour plaisanter, je disais aux gens à côté de moi : « on ne peut pas ne pas égaliser ! ».

Et puis Rocheteau a marqué... C'était la délivrance ! L'explosion de joie ! Impensable... Alors, j'ai embrassé la pelouse, cette terre bénie du Parc, pour remercier le ciel... comme les Musulmans que je voyais en Tunisie, qui embrassaient la terre pour remercier leur Dieu." (Francis Borelli, après la première victoire du PSG en Coupe de France en 1982)

"C'est mon Amour, c'est ma passion. Tout ce qui vient du Paris Saint-Germain m'enchante. J'ai presque envie de vous dire que je suis souvent triste. J'ai connu des moments merveilleux, extraordinaires, mais c'est vrai que là je me sens un peu mal à l'aise parce que je sais que plus jamais je pourrai travailler, m'amuser, vivre avec le PSG" (Francis Borelli, en 1999).

"Fin connaisseur du footballeur, amoureux des couleurs rouge et bleu, Francis Borelli laissera un souvenir impérissable à tous ceux qui l'ont connu et à tous les amoureux du club" (Alain Cayzac).

"Il restera surtout une figure emblématique du PSG. En plus du président, j'ai découvert un homme délicieux, fabuleux, très généreux, avec une joie de vivre qui irradiait autour de lui. Il avait toujours un mot pour rire, pour décontracter, aider ceux qui étaient parfois en difficulté dans le club". (Gérard Houiller, actuel DTN, entraîneur du PSG en 1986, l'année du titre).

De grandes qualités humaines

Francis Borelli
Que ce soit les personnes qui ont travaillé avec Francis Borelli au Paris SG ou les supporters qui l’ont approché, tous louent les qualités humaines de Francis Borelli, à commencer par sa gentillesse, son amour des gens et sa disponibilité.

Parmi les nombreuses choses qui ont été dites et écrites sur Francis Borelli, les commentaires les plus fréquents évoquent un homme généreux, très drôle, bon vivant et enthousiaste.

La droiture et la gentillesse dont faisait preuve Francis Borelli furent également fréquemment mises en avant par les supporters.
Pour conclure cet article, nous donnerons la parole à Fernandez qui évoque son « père spirituel » :
« Borelli est un personnage qui m’aura marqué, un homme pour lequel j’ai à la fois du respect, de l’estime et de l’amour. […] Borelli, avec ses excès, ses coups de folie, est fantastique, il ne laisse pas les gens insensibles. Il a l’art de savoir se faire aimer et respecter. […] C’est un homme de cœur. Il n’oublie jamais rien, c’est important, ni ton anniversaire, ni ta date de mariage, ni la fête de ta femme. Il est, à ce titre, stupéfiant. »

 

Sanson Napollon

En ce début du 17ème siècle, la piraterie barbaresque sévit partout en méditerranée, au point que le roi de France Louis XIII décide d’intervenir.

Il charge un Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel, Sanson Napolloni (dit Sanson Napollon, ou le Sieur Sainson), d’origine corse mais habitant Marseille, de négocier une paix avec les Turcs.

Ce nouvel ambassadeur est apparenté et héritier de la famille des Linci et, de plus, ayant été consul à Alep, il maîtrise parfaitement la langue Turque.

En 1628, après 2 ans de négociations laborieuses mais très habiles, un nouveau traité est conclu entre la France et le Sultan, par lequel le Bastion est rendu à la France, et les 2 000 esclaves sont libérés.

Cette « paix perpétuelle » permet au Bastion de France d’être érigé en Gouvernement, et à Sanson Napollon d’être nommé Gouverneur avec l’accréditation de Richelieu. Le Bastion est alors reconstruit et fortifié, et les corailleurs se réinstallent avec une majorité de personnel originaire du Cap Corse. Le commerce prend soudain un essor fulgurant et se diversifie.

A son apogée, on ne comptait pas moins de 400 bateaux corailleurs (coralines). Rien n’est entrepris sans en référer à Richelieu et Louis XIII. Mais ce succès suscite des jalousies de la part des Anglais, et surtout des Génois qui créent d’importants préjudices au commerce des Français, à tel point que Sanson Napollon se déclare en « état de belligérance » avec la république de Gènes.

Il assiège à 2 reprises le fort de Tabarka tenu par une famille génoise depuis 1543, les Lomellini.

A la 3ème tentative, le 16 mai 1633, par suite d’une trahison, la garnison du fort écrase l’assaut donné par les Français.

Sanson Napollon est abattu et sa tête clouée sur le portail de la forteresse génoise.

C’est donc sous l’impulsion de Sanson Napollon que le Bastion de France a connu une telle prospérité, et on peut dire qu’il en a été le véritable créateur.